Genève, le 27 décembre 2024
L’occupation israélienne a commis, à l’aube d’hier, jeudi 26 décembre 2024, un nouveau massacre dans la ville de Gaza, en ciblant un véhicule de retransmission stationné devant l’hôpital Al-Awda dans le camp de réfugiés de Nuseirat. Cette attaque a coûté la vie à cinq journalistes de la chaîne Al-Quds : Faisal Abu Al-Qumsan, Ayman Al-Jadi, Ibrahim Sheikh Khalil, Fadi Hassouna et Mohammed Al-Da’a. L’attaque a eu lieu en même temps que des raids aériens dans différentes zones de la bande de Gaza, soumise à une campagne de destruction et de déplacement sans précédent depuis le 7 octobre 2023.
Ce crime d’assassinat de journalistes en pleine mission s’inscrit dans une série d’agressions brutales et vengeresses contre les journalistes palestiniens, dans une tentative désespérée de faire taire la vérité et de supprimer la liberté d’expression et d’image. Selon des estimations journalistiques palestiniennes, plus de 190 journalistes et travailleurs des médias ont été tués depuis le début de l’agression israélienne contre Gaza, reflétant l’ampleur du ciblage systématique des journalistes palestiniens.
L’Association des Victimes de la Torture à Genève condamne avec la plus grande fermeté ces attaques lâches qui continuent de viser les journalistes dans les territoires palestiniens occupés, et plus particulièrement à Gaza. Elle attire l’attention de l’opinion publique internationale sur le fait que ce ciblage constant constitue un crime de guerre selon les conventions internationales, ainsi qu’une violation flagrante des droits de l’homme et de la liberté de la presse.
L’association appelle l’opinion publique internationale et ses organisations libres à exercer une pression sur l’occupation israélienne pour un arrêt immédiat de cette guerre d’extermination et de déplacement inédites dans le monde, qui visent aussi bien les habitants que les infrastructures de Gaza depuis octobre 2023.
Elle exhorte le monde libre à coopérer pour l’exécution des mandats d’arrêt internationaux émis par la Cour pénale internationale à l’encontre de Netanyahu, de son ministre de la Défense Gallant, et de tous les soldats et officiers visés par ces mandats. Cela serait une étape cruciale pour garantir la justice et rendre hommage aux victimes innocentes, notamment les enfants, les femmes, ainsi que les équipes journalistiques, médicales et humanitaires qui ne sont plus en sécurité nulle part dans la ville de Gaza.
Président, Abdennacer Nait-Liman