L’Association des Victimes de la Torture à Genève accueille avec une grande satisfaction la décision de mettre fin à la guerre de destruction et de déplacement menée par l’occupation israélienne contre la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023. Cette guerre a coûté la vie à plus de 50 000 personnes, laissé plus de 10 000 corps sous les décombres et blessé des dizaines de milliers d’autres.
En attendant l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, prévue dans les prochaines heures de ce dimanche, et dans l’espoir que l’occupation israélienne respecte cet accord, malgré la poursuite de ses bombardements brutaux sur des zones supposées sûres, il est désormais établi pour la communauté internationale et humanitaire que les 15 derniers mois ont été marqués par des représailles extrêmes. Ces actes incluent des meurtres de masse, la destruction d’infrastructures médicales, d’institutions internationales, de lieux de culte, de centres d’hébergement et de camps de réfugiés, qui constituent des crimes de génocide contre les Palestiniens.
Au cours de cette dernière guerre d’apartheid, l’occupation israélienne n’a pas seulement déplacé les habitants restants, attaqué leurs vies et leur dignité, et coupé l’accès à des services vitaux tels que la nourriture, l’éducation, l’eau, l’électricité, l’assainissement et les soins médicaux. Elle a également rasé les terres agricoles de Gaza, les transformant en déserts et en villes fantômes où les chiens errants se nourrissent des corps des martyrs.
Face à l’ampleur de la catastrophe humanitaire et à l’impunité dont a bénéficié l’armée d’occupation, malgré le mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale en novembre 2024 contre Netanyahu, l’ancien ministre de la Défense Gallant et des centaines de soldats, l’Association des Victimes de la Torture à Genève :
- Appelle le tissu juridique international à intensifier la pression pour exécuter les mandats d’arrêt émis par la Cour pénale internationale contre les dirigeants et soldats de l’armée d’occupation israélienne.
- Réaffirme son engagement à poursuivre les actions en justice internationale avec ses partenaires des organisations de défense des droits de l’homme pour traduire les criminels de guerre de l’armée israélienne devant la justice internationale.
- Exhorte les mouvements des droits de l’homme arabes et internationaux à renforcer leurs réseaux face aux pressions exercées contre les organisations et personnalités juridiques, académiques et politiques qui soutiennent l’application des mandats d’arrêt internationaux.
- Réaffirme le principe de non-impunité, en poursuivant sa mission pour tenir les criminels de guerre de l’occupation responsables, un par un, partout où ils se trouvent.
Abdennacer Nait-Liman
Président de l’Association
