La manifestation solidaire : La voix de la liberté devant le consulat tunisien à Paris en 2025

La solidarité continue jusqu’à ce que la liberté et la dignité soient garanties pour tous.

Le samedi 18 janvier 2025, sous un ciel hivernal mais porté par une chaleur militante, des centaines de personnes se sont rassemblées devant le consulat tunisien à Paris: La manifestation solidaire : La voix de la liberté devant le consulat tunisien à Paris en 2025.

Cette manifestation solidaire, baptisée « La voix de la liberté », a transcendé les frontières géographiques et générationnelles, incarnant un cri unanime contre l’autoritarisme et pour la défense des acquis démocratiques menacés.

Un rassemblement historique sous le signe de la résistance pacifique Dès l’aube, une foule bigarrée – composée de Tunisiens exilés, de militants européens, d’intellectuels engagés et de familles meurtries – a convergé vers la place du consulat. Des pancartes arborant « Liberté pour les prisonniers de la pensée » ou « Justice pour les disparus » voisinaient avec des drapeaux tunisiens revisités aux couleurs du deuil. L’événement, organisé par un collectif d’ONG transnationales et de syndicats français, s’inscrivait dans une mobilisation citoyenne mondiale, synchronisée avec des sit-in à Genève, Bruxelles et Tunis.

La journée a débuté par un happening artistique : des comédiens ont interprété une pièce symbolique retraçant les espoirs de 2011 et les régressions post-2021. Puis, une chaîne humaine symbolique, longue de près de 200 mètres, s’est formée autour du consulat, matérialisant l’union des peuples contre la répression. « Cette chaîne n’est pas qu’un geste, c’est un rempart contre l’oubli », a lancé Amina, une militante franco-tunisienne, le visage barré d’un masque à l’effigie de Mohamed Bouazizi.

Témoignages et révélations : l’art engagé au service de la mémoire Au cœur de la manifestation, une tribune libre a permis aux familles des prisonniers politiques et d’opinion de briser le silence. Parmi eux, Leïla, mère d’un étudiant incarcéré depuis 2023 pour « atteinte à la sûreté de l’État », a décrit des conditions carcérales « pires que sous Ben Ali » : isolement prolongé, refus de soins, interrogatoires nocturnes. Son récit, entrecoupé de sanglots, a été suivi d’une minute de silence observée sous les objectifs des médias internationaux.

L’émotion a culminé avec le dévoilement du « Mur des disparus », une installation immersive conçue par des artistes tunisiens en exil. Sur une structure de 5 mètres de haut déployée face au consulat, des portraits holographiques de victimes de la répression – disparus, emprisonnés ou exilés – défilaient en boucle, accompagnés de citations extraites de leurs écrits. « Chaque visage est une histoire volée, chaque mot un appel à la justice », a expliqué Karim, l’un des créateurs, tandis que des volontaires distribuaient des fiches biographiques aux passants.

Revendications et solidarité internationale : un front commun contre l’impunité Dans un discours marquant, la présidente de l’Association des Victimes de la Torture en Suisse a dénoncé les violations systémiques des droits humains commises depuis le coup de force du 25 juillet 2021 :

Chiffres alarmants : plus de 2 300 arrestations arbitraires recensées depuis 2022, dont 80 % visant des journalistes, syndicalistes ou opposants.

Criminalisation de la dissidence : des lois « anti-terroristes » détournées pour museler les critiques, y compris sur les réseaux sociaux.

Démantèlement judiciaire : licenciement de magistrats indépendants, remplacés par des proches du pouvoir.

Les revendications portées par la coalition d’ONG ont été scandées par la foule :

Libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus politiques, dont le journaliste Khalifa Guesmi et la syndicaliste Fatma Ben Salem.

Levée de l’état d’urgence décrété en 2023 et rétablissement des libertés constitutionnelles, incluant la liberté de la presse et le droit de manifester.

Enquête internationale sous l’égide de l’ONU sur les crimes de torture et les disparitions forcées.

Sanctions ciblées contre les responsables de la répression, incluant le gel d’avoirs à l’étranger et l’interdiction de visa.

Mobilisation internationale et soutien institutionnel : une pression qui monte La manifestation a bénéficié d’un retentissement politique inédit. Plusieurs députés européens, présents sur place, ont annoncé le dépôt d’une résolution au Parlement de Strasbourg pour conditionner l’aide économique à la Tunisie au respect des droits humains. « L’Union européenne ne peut fermer les yeux sur la dérive dictatoriale d’un pays qui fut un modèle », a martelé l’eurodéputée écologiste Marie Toussaint, sous les applaudissements.

Parallèlement, un groupe d’avocats internationaux a présenté un « Livre blanc » recensant les preuves de crimes contre l’humanité, destiné à la Cour pénale internationale. « L’impunité n’est pas une option », a insisté Me Sarah Johnson, spécialiste des droits humains, avant d’appeler à un tribunal citoyen symbolique prévu pour mars 2025.

Culture et résilience : quand l’art devient arme de mobilisation L’aspect culturel a occupé une place centrale dans cette journée. Une scène ouverte a accueilli des musiciens tunisiens exilés, dont Emel Mathlouthi, voix iconique de la révolution de 2011, interprétant une version revisitée de « Kelmti Horra » (Ma parole est libre). Des poètes ont déclamé des textes en arabe et en français, mêlant révolte et espoir, tandis qu’un collectif de graffeurs réalisait en direct une fresque géante intitulée « Les mains de la liberté », représentant des mains brisant des chaînes aux couleurs du drapeau tunisien.

Marche aux flambeaux et engagements concrets : de la rue à l’action À la tombée de la nuit, une marche aux flambeaux a traversé le quartier de la Porte de Bagnolet, éclairant les visages déterminés des manifestants. Ce cortège silencieux, ponctué de chants traditionnels, a symbolisé la lumière de la résistance face aux ténèbres autoritaires.

En parallèle, les organisateurs ont lancé une pétition numérique exigeant la libération des prisonniers, déjà signée par plus de 50 000 personnes en quelques heures. Une plateforme de crowdfunding a également été inaugurée pour finister les frais juridiques des détenus et soutenir leurs familles.

Conclusion : la révolution continue, « un printemps en hiver » En clôture, un appel solennel a été lancé pour un vigile des libertés mensuel devant les représentations diplomatiques tunisiennes à travers le monde. « Notre combat ne s’arrêtera pas tant que le dernier prisonnier politique ne sera pas libre », a tonné un militant de La Manouba, région symbole de la révolution.

Alors que les derniers participants quittaient les lieux, un drone a projeté sur la façade du consulat une citation de Lina Ben Mhenni, blogueuse disparue en 2020 : « Ils peuvent voler nos rêves, jamais notre droit à rêver. »

Cette journée, entre douleur et espérance, a confirmé une évidence : quatorze ans après le soulèvement de 2011, la flamme révolutionnaire tunisienne, portée par une solidarité intergénérationnelle et une résistance créative, reste un phare dans la lutte mondiale pour la dignité.

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Reportage photos de la manifestation solidaire: La voix de la liberté devant le consultat tunisien a paris

Reportage de la chaine Al-Jazeera sur le rassemblement

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